Mes ricochets, ricocher, ricochez... de mots en mots

Ecrire. Nier le silence. Donner corps à la vie. Toucher du bout des doigts l'impalpable moment présent. Vivre, tout simplement. A s'en exploser le coeur. On ne sort pas indemne de la vie. On essaie juste de garder intacts les sensations.

21 septembre 2010

Doutes et certitudes

Ils servent à quoi, ces mots que l'on distille ici et là?

Au milieu de ma vie, j'ai l'impression d'avoir perdu jusqu'à mes phrases pour la raconter. Perdu mes certitudes. c'est pas tant que je n'ai rien à dire, plutôt l'idée absurde d'avoir perdu le fil, laisser le temps couler, et moi avec.

Il faudrait simplement que je reprenne le temps. De raconter mes battements de coeur quand ils s'arrêtent. Ne croyez pas que tout va mal. La vie va plutôt bien, en fait. Mais j'me sens toute petite, au milieu d'elle. Et la lassitude de ce qui ne me convient pas, bien qu'elle m'atteigne, n'est pourtant pas assez forte pour me donner l'envie implacable de changer les choses. Alors je ne bouge pas. J'attends. Qu'elle sache ce qu'elle veut. Qu'un boulot s'offre à moi. Que l'inspiration revienne. 

Sauf que l'inspiration, j'ai l'impression que c'est à moi d'aller la chercher, parfois. Ecrire pour ne rien dire, jusqu'à ce que quelque chose vienne se glisser entre les lignes, qui donnera finalement un sens à tout ça. 

J'ai lu "ravages", de Barjavel. Ca m'a fait réfléchir. On va où? 

Puis j'ai enfin sauté le pas du don du sang. Moi qui ai peur des aiguilles sauf quand elles sont le passage obligé pour un nouveau tatouage. Le camion était là, on s'est arrêtées, et finalement c'était facile. Puis y a ce goût de bonheur dans la bouche en ressortant de là, d'avoir fait quelque chose de bien, d'utile, pour une fois. Ca aussi, ça m'a fait réfléchir. J'ai perdu mes envies d'enfants, de l'époque où je criais haut et fort que j'aiderai les autres avant de penser à moi, que je bosserai dans le social peu importe le salaire. Mais les murmures reviennent, et l'adolescente un peu trop idéaliste que j'étais recommence à me réveiller au milieu de la nuit et me vole le sommeil en s'invitant dans mes rêves. J'avais de grandes idées dans ma petite tête, des envies de monde meilleur et d'amour éternel. Faudra que je pense à les chercher au fond de mes cartons. Je pourrais peut-être les retrouver, même les réparer et les remettre à neuf.

J'ai l'impression parfois de n'avoir pas choisi la route la plus simple, d'avoir à me battre constamment contre tout ce qui m'entoure pour réussir à atteindre un tout petit soupçon de ce bonheur que je rêve de toucher.

Ma famille me manque. L'amour fou me manque. Mes rêves me manquent. Et plus que tout, ce sont les certitudes qui me manquent. Une seule, comme un phare au loin, un repère auquel m'accrocher, me permettrait de combattre les autres doutes. Certifiez-moi que j'ai l'amour dont je rêvais, et je trouverai la force de soulever des montagnes pour que le reste de ma vie lui ressemble.

Posté par blue dragonfly à 18:35 - Egocentrisme inhérent - Commentaires [0] - Permalien [#]

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